Mr_Strong a écrit :un peu d'objectivité s'impose.
Où ne suis-je pas objectif ? L'ironie n'empêche pas l'objectivité... c'est toi qui comprend tout de travers.
Mr_Strong a écrit : Ton ironie est insupportable. [...] En outre, pour le niveau d'étude des profs, tu parles d'un niveau d'étude TRES FAIBLE; tu entends quoi par là ? BAC PRO ? CAP ? BTS ? euh ... maintenant c'est Bac + 5 pour les profs ( Donc en France j'aimerais bien que tout le monde ait un niveau d'etude aussi faible ), Mais il existe aussi des profs agrégés, et là, si tu parles de niveau d'étude bas, je crois que c'est plus la peine de debattre avec toi
Sache que les conditions des profs se dégradent d'année en année .. à cause de qui, de quoi ? On y vient ...
Sache mon cher que, bien malgré toi, tu confirmes la citation : « Passer pour un idiot auprès d’un imbécile est un délice de fin gourmet. »
En effet, je me suis régalé quand j'ai lu ton message, que de pépites et de contradictions ! Outre le fait que tu ne sais visiblement pas ce qu'est l'ironie (c'est dire le contraire de ce que l'on pense, pour mieux montrer le ridicule de la situation). Eh oui, je sais pertinemment quel est le niveau d'étude des professeurs, et JUSTEMENT, tu ne crois pas qu'à un tel niveau ils sont en mesure de préparer des sujets corrects sans les inconvénients cités plus haut et qu'on retrouve TOUS LES ANS ?
En plus, tu as visiblement cru que je faisais ici une critique globale des professeurs (où ? il faut que tu m'expliques ?). Donc je pense que tu ne m'as pas (correctement) lu, ou alors que tu as interprété ce que j'ai dis à ta façon pour prendre la défense à bras-le-corps des professeurs car la nature humaine aime la contradiction.
Mr_Strong a écrit :Voila ! L'éducation nationale, mais plus globalement c'est l'Etat qui se fiche de l'éducation nationale.
Privatisation des univ' , Reduction des effectifs .... Je m'aperçois que rien n'ai fait pour aider les prof, et plus généralement le système éducatif français. L'éducation nationale, pour moi ça devrait être l'objectif numéro 1 de l'Etat quand je sais que les gosses qui sont à l'école, c'est l'avenir de la France, donc ce n'est pas rien ... soit on fait une vraie politique d'éducation et on sort des écoles de bons élèves ( cercle vertueux ), soit on ne fait rien, les profs sont de moins en moins nombreux, et les élèves ne sont plus bon ( cercle vicieux ) .. à vous de voir.
Là c'est beaucoup plus intéressant. C'est le problème. Le libéralisme en matière éducative est, selon moi, une des plus énormes erreurs des politiques contemporaines, c'est du court-termiste qui montre à quel point les intérêts de l’État (donc de nous, ses citoyens) sont bafoués par les intérêts particuliers de ceux qui nous gouvernent. Et n'ont en tête qu'une seule chose : aider leurs amis (les financiers et les industriels) à assouvir leur soif d'argent. En privatisant à tout va et en prônant la rigueur (soit des coupes dans tout ce qui, à long terme, peut aider la France à se sortir de 40 ans de déficit !).
Ensuite, la réalité que tu décris est trop manichéenne. Tu oublies de prendre en compte un (parmi tant d'autres) des paramètres les plus important : le désintérêt croissant, voire la haine, que les élèves/étudiants ont de l'école/le collège/le lycée/l'université... c'est tout simplement ahurissant de voir que certains ne sont pas du tout concernés par leurs études. Et contre ce manque d'intérêt (qui prend racine dans notre société de consommation/divertissement qui essaye de faire croire que tout est facile, tout peut se faire vite - je peux faire une dissertation en 30 min dans le bus le matin, je peux apprendre ma leçon en regardant la TV et en étant sur facebook, etc. - que la difficulté n'est pas utile, que la lenteur, l'apprentissage, le travail ne sont pas de bonnes choses) les professeurs sont impuissants.
Je rajouterai aussi un phénomène aussi troublant qu'inquiétant qui est la rentrée des parents dans le monde de l'école. En effet, les parents amoureux qu'ils sont de leurs enfants viennent à remettre en cause la parole du professeur et n'hésite plus à aller se plaindre auprès du professeur en question, ce qui évidemment discrédite le professeur auprès de l'enfant. C'est très mauvais.
Mr_Strong a écrit :La dernière fois j'ai appris que les conditions se dégradaient tellement, les profs etaient de moins en moins nombreux à se présenter au CAPES, résultat, puisque c'est un concours et qu'un nombre de professeur y sont admis selon leur place et non pas selon leur niveau, des candidats ont obtenu leur CAPES avec l'équivalent de 7 de moyenne. C'est bien qu'il y a un problème dans le système, je pense.
Je n'en ai pas entendu parler. Mais ça ne m'étonne pas c'est le, malheureux, principe d'un concours qui mène à une profession que plus personne ne veut.
Mr_Strong a écrit :Pour conclure, je rapelle seulement que je n'ai aucune attache avec la profession

Mais cet anti-professeur primaire m'insupporte ! OK y en a des moins bons que d'autres, OK y en a des pourris, OK ... mais PAS de généralité comme ça ..
Je suis sidéré par ce que tu dis. Mais comment, comment peux-tu conclure cela sur moi (anti-professeur primaire et généralités) alors que je ne fais que critiquer la responsabilité des professeurs dans l'élaboration des sujets d'examens, en disant ce qu'il est : ils ne prennent pas au sérieux cette tache ! Et c'est toi qui m'assènes des poncifs avec profs/vacances, profs/faignants, profs/bons-pas bons... Je ne parle nul part de cela et d'ailleurs j'ai comme l'impression que tu t'auto-répond en fait.
Je ne parle que des choses sur lesquelles j'ai quelques modestes connaissances sinon inutile de parler. Or, en tant que fils de professeure (agrégée) de littérature (eh oui !) j'ai, en effet, quelques menus détails sur la réalité de l'éducation nationale. Je pense donc être à même de juger avec objectivité là où les professeurs sont fautifs et là où ils sont victimes.
Si tu veux approfondir tout cela je te conseille le remarquable livre de Richard Descoings (directeur de Sciences Po Paris)
Un lycée pavé de bonnes intentions (qui contrairement à ce que pourrait laisser entendre son titre ne parle pas que du lycée).